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30 juillet 2026

Ce qu'un scanner ne voit pas

Par Adam Tahri

Ce site est bâti sur vitrikit, notre design system maison. L’avantage d’avoir sa propre base de composants, c’est qu’on peut la faire évoluer vite sans tout casser. On en a eu la preuve récemment, en passant tahri.technology au crible de plusieurs outils d’audit automatisés — sécurité, accessibilité, performance, référencement.

Le bilan est instructif, pas seulement pour les correctifs qu’on a faits, mais surtout pour ce qu’on a appris sur la manière de les traiter.

Ce qu’on a vraiment corrigé

Quelques exemples concrets :

  • En-têtes de sécurité (CSP, HSTS, permissions du navigateur) — un site 100% statique n’a pas de serveur pour les gérer à la volée, donc chaque page a désormais sa propre politique de sécurité générée automatiquement à la compilation.
  • Accessibilité clavier et lecteur d’écran — lien d’évitement, formulaire de contact correctement étiqueté, menus de navigation identifiables sans ambiguïté.
  • Mode sombre — activé automatiquement selon la préférence du visiteur, puis vérifié section par section pour être sûr qu’aucun texte ne devienne illisible.
  • Images responsives — l’image du hero d’accueil chargeait la même version pleine résolution sur mobile et sur desktop ; elle s’adapte maintenant à la taille de l’écran.

La vraie leçon : vérifier avant de corriger

Le plus intéressant n’était pas la liste des correctifs, mais la liste des fausses alertes. Plusieurs outils ont signalé des problèmes qui, en creusant, n’en étaient pas : un contraste de texte soi-disant illisible qui s’est révélé parfaitement lisible à l’œil (l’outil analysait mal une ombre portée), des images soi-disant déformées qui ne l’étaient pas du tout, ou encore une politique de sécurité jugée “absente” alors qu’elle existait bel et bien — l’outil ne savait simplement pas où regarder.

À l’inverse, certains vrais bugs n’ont été trouvés par aucun outil automatisé : un effet visuel sur l’image d’accueil qui ne s’affichait jamais correctement depuis des mois, découvert seulement en scrollant la page soi-même.

Ce qui ressort de tout ça : un rapport automatisé donne de bonnes pistes, mais ne remplace jamais une vérification humaine, concrète, sur le vrai produit. C’est cette discipline — corriger ce qui compte, vérifier avant d’affirmer, et ne pas courir après chaque ligne rouge d’un rapport — qu’on applique aussi bien sur nos projets clients que sur notre propre site.

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